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Le Londres invisible des sans-abri

novembre 28th, 2008 · 27 Comments

Il s’est passé un truc pas banal ce soir en rentrant du boulot. J’étais dans le métro et j’ai vu un type passer d’un wagon à l’autre pour faire la manche. Réaction presque étonnée des usagers. Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais ici à Londres les mendiants ne courent pas les couloirs du métro. Le soir, les stations ne se transforment pas en dortoirs comme le font à Paris les arrêts St Michel et Cité (où à partir d’une certaine heure, ça sent tout sauf la rose…).

Si à Londres personne ne dort sur les quais du métro, ca n’est pas seulement parce que les bancs y sont inconfortables. Et contrairement à des commentaires (à peine croyables!!) que j’ai pu lire sur ce blog, l’absence de SDF dans le centre-ville de Londres (disons la zone 1) n’est pas que le résultat d’une politique généreuse de lutte contre la pauvreté.

Londres n’est pas SDF-free. La ville compte d’ailleurs un taux de sans-abri deux fois supérieur au reste du pays. Comme toute grande capitale, Londres attire les sans-abri mais la mégapole a su les avaler pour enfin les rendre invisibles. La réalité est que la plupart du temps, qu’ils soient dans les rues ou dans le métro, les SDF sont pris en charge ou simplement repoussés plus loin.

Difficile d’ailleurs de trouver des chiffres sur la population des rues. Selon un papier de 2006, les « homeless » seraient au nombre de 50.000 dans Londres mais ce chiffre englobe probablement les personnes habitant des logements très précaires. Selon le site web du borough of Westminster, le quartier recense chaque année 1.600 sans-abri (appelés « rough sleepers« ). Il y aurait chaque soir entre 100 et 200 personnes qui y dorment sur un carton.

A Londres, la gestion de l’aide aux sans-abri est décentralisée. D’après mes recherches (mais les textes datent un peu) ce sont donc les 32 quartiers de Londres qui en ont la charge. Et dans certain borough comme City of London où j’habitais avant, les SDF sont systématiquement verbalisés. Idem dans les transports en commun où les caméras de surveillance permettent aussi de repérer les mendiants pour les mettre dehors (CCTV is watching...). Rien de tel pour les dissuader de s’installer et de faire la manche. On les retrouve donc le plus souvent en périphérie, dans des rues sombres ou en bord de Tamise. A l’abri des regards et des trottoirs des banques.

Ce triste tableau ne doit pas occulter le travail fait par Londres pour aider les personnes SDF. En 2002, la ville a adopté le « Homelessness Act 2002 » qui cible des personnes hébergées dans des foyers, dans des logements provisoires ou dans les « bed and breakfast« . Tout un travail réalisé par des équipes travaillant en étroite collaboration avec les foyers d’accueil, la police, les services sociaux, les services de santé, le soutien à la location… Objectif: gérer les situations avant qu’elles ne deviennent urgentes…

Plus d’infos sur le site « Homeless London » (lien)

Tags: Vivre à Londres

27 responses so far ↓

  • 1 Sebb // Nov 28, 2008 at 1:38

    « L’absence » de sans-abris dans les villes anglaises fut une des premieres choses que j’ai remarque en arrivant il y a quelques annees. Mais cette absence ma vite semblee malsaine, voire inquietante. Ce fut pire il y a quelque mois lorsque, dans une gare, je suis tomber sur des affiches incitant le ‘bon peuple’ a ne pas donner au mendiant … pour leur bien bien sure.

  • 2 cedric // Nov 28, 2008 at 1:38

    Je ne sais pas si tu utilises cette expression en connaissance de cause, mais c’est une terminologie employée par le Dr. Xavier Emmanuelli. Dans une vie antérieure, j’ai eu la chance de collaborer avec lui pour mettre en place un campagne de collecte de dons pour le SamuSocial, cette institution dont il est a l’origine. Cependant, l’invisibilité à laquelle il fait référence lorsqu’il parle des SDF n’est pas tout à fait la meme.

    En effet, les SDF sont visibles au sens occulaire du terme, ils ne sont pas cachés comme ca peut etre le cas a Londres ou a NY, mais nos yeux apprennent à les ignorer, à les rendre invisible. Non pas nécessairement consciemment d’ailleurs car il suffit qu’une personne tende la main, et alors il se forme souvent un cercle de soutien. Ce déclencheur sert de révélateur. Un peu comme ce phénomène qui consiste à voir partout un mot ou un objet une fois qu’on a attire ton attention. Les gens sont la plupart du temps de bonne volonté mais l’image (et sans doute une certaine projection) fait peur. Au moindre geste agressif du SDF, il replonge dans l’invisibilité, le groupe se dissoud, les regards l’efface à nouveau…

    Cette annee le samusocial fete malheureusement ses 15 ans… N’hesitez pas a appeler l 115 si vous voyez quelqu’un dans la nécessité. Soyez ce revelateur.

    Petite video qui avait ete realisee gracieusement il y a deja 5 ans par l’agence Publicis Conseil pour les 10 ans en cliquant ici

  • 3 admin // Nov 28, 2008 at 1:48

    merci cédric pour cette vidéo. A Londres, si vous voyez quelqu’un dans le besoin, vous pouvez contacter le London Street Rescue de 9am à 12 midnight. APPELEZ le 0870 383 3333

  • 4 ingrid // Nov 28, 2008 at 9:52

    Le sens de l’organisation ne signifie pas résoudre les problèmes!
    Londres compte un nombre incroyable de précaires, côùeurs et SDF
    Il y a une quinzaine d’années dans le centre de Londres par ex dans la Victoria Street on pouvait voir le matin avant l’ouverture des magasins, des SDF dormir sous les porches ou dans l’entrée de magasins. Ils ont été délogés à l’occasion des funérailles de Lady Di
    Ils étaient très nombreux aussi dans les fameux souterrains qu’on est obligé de se farcir pour passer d’une rue à l’autre, puisque sous maggie tout avait été aménagé pour les voitures , et sur les bords de la Tamise vers Hammersmith transformés en promenade et le week-end pris d’assaut par les familles. Ils squattaient là les peties pelouses la nuit et une partie de la journée en compagnie de leurs chiens . On se serait cru de retour à l’époque de Dickens

  • 5 Arnaud // Nov 28, 2008 at 10:07

    @Sebb
    que ca vous choque soit, mais demandez vous si c’est fonde.

    Pourquoi il se retrouve a la rue? Decourager la mendancite est ce un si mauvaise idee?

  • 6 Arnaud // Nov 28, 2008 at 10:09

    Plus globalement la plupart des britanniques meme de gauche ne donne pas dans la rue.

    Et il y a des raisons que je comprend tout a fait.

    Ca me rappel que dans mon train il y avait un crack head qui demande de l’argent tout le temps, de temps en temps elle faisait des pauses dans les toilettes pour finir ce qui lui rester.

    Vous pensez serieusement que lui donner de l’argent ct l’aider ?

  • 7 Réactionnaire // Nov 28, 2008 at 11:06

    @Sebb

    J’ai eu exactement la même réaction que vous en arrivant à Londres en 2005. Mais la conclusion que j’en ai tirée est qu’il y avait énormément de mandiant à Paris. Je suis rentré en France cet été et c’est pendant cette transition que j’ai été choqué: voir autant de personnes sans domicile, mendiant, que ce soit dans la rue ou le métro. Je rentre tous les soirs par le boulevard haussman, et il est littéralement peuplé de sans-abris.

    Je ne sais pas exactement ce que le Royaume-Uni fait par rapport à leur situation mais visiblement, le plan d’action français ne suiffit pas ou tout du moins ne semble pas suffir.

  • 8 Réactionnaire // Nov 28, 2008 at 11:06

    @Sebb

    J’ai eu exactement la même réaction que vous en arrivant à Londres en 2005. Mais la conclusion que j’en ai tirée est qu’il y avait énormément de mandiant à Paris. Je suis rentré en France cet été et c’est pendant cette transition que j’ai été choqué: voir autant de personnes sans domicile, mendiant, que ce soit dans la rue ou le métro. Je rentre tous les soirs par le boulevard haussman, et il est littéralement peuplé de sans-abris.

    Je ne sais pas exactement ce que le Royaume-Uni fait par rapport à leur situation mais visiblement, le plan d’action français ne suiffit pas ou tout du moins ne semble pas suffir.

  • 9 Raphy // Nov 28, 2008 at 11:30

    Curieux, quand je suis arrive a Londres il y a neuf ans, ce qui m’a choque c’est justement la quantite de sans-abris. Il faut sortir de la city de temps en temps et venir vivre dans des quartiers disont plus « populaires »; de toute facon la city est un quartier d’affaire, il y a tres peu de residents, c’est comme s’etonner qu’il y ai peu de sans-abris a la defense. Westminster et Camden grouillent de sans-abris qui font la manche sous les distributeurs automatiques de billets. Il suffit de se promener du cote de la gare routiere de Victoria pour se rendre compte qu’ils n’ont pas disparu, peut etre les authorites deployent des tresors d’ingeniosite pour leur rendre la vie difficile et qu’ils se refugient a la peripherie, mais ils sont toujours la et en nombre! Tous les matins entre mon arret de bus et mon travail dans Holborn, il y a en moyenne deux sans-abris sur le trottoir. Aussi durant l’ete (et je suppose que c’est parceque les centres d’hebergement sont fermes a cette epoque) tous les soirs dans le train il y a des gars qui font la manche, pour pouvoir passer la nuit dans un hostel. En toutes ces annees passees a Londres, je ne me suis toujours pas habitue a voir autant de sans-abris, surtout dans un pays avec un taux de chomage structurel aussi bas.

  • 10 Adam // Nov 28, 2008 at 11:49

    Etant Anglais, je peux donner peut être un élément de réponse. Je me souviens quand j’avais dans les 20 ans et je cherchais du travail à Portsmouth. Sans un adresse dans cette ville il était difficile de trouver un emploi, mais sans emploi, difficile de trouver un emploi. Donc, solution, me declarer un ‘sans-abri’, et dans la journée, j’ai eu une chambre dans un (piteux) Bed and Breakfast. Donc, des solutions pas idéale, mais peut être une des raisons pourquoi on ne voit pas autant de SDF dans la rue en Angleterre.

  • 11 admin // Nov 28, 2008 at 11:56

    Je serais bien incapable d’offrir une analyse comparée des politiques publiques pour les SDF entre la France et le UK mais si l’on regarde à données comparables (en prenant l’échantillon du centre de Paris et du centre de Londres), Paris est de loin number one en nombre de SDF « visibles ».

    Hausmann est criant pour cela mais il est évident que la France a connu une forte paupérisation ces dernières années. Est-ce mes yeux qui s’ouvrent enfin ou assiste-t-on vraiment à une dramatique descente dans la rue des plus précaires? don’t know…

    Raphy, loin de moi l’idée d’encenser London. Ce que j’ai vu de mes yeux, ce sont des SDF qui squattaient une bouche de clim’ en bas de chez moi et qui en quelques semaines sont partis dans un foyer.

    On ne peut pas non plus généraliser car les situations des sans-abri sont multiples. certains souffrent de pathologies mentales, d’autres ont fait le choix de vivre marginalement sans compter ceux qui sont dans la misère (ou les plans galère comme notre ami Adam) mais une réflexion s’impose.

  • 12 Lucie // Nov 28, 2008 at 1:03

    Je ne suis pas tout à fait d’accord avec le fait qu’il y ait peu de sans abris à la City… Quand j’habitais à Londres (d’accord ça date d’il y a deux ans), j’avais été frappée par le nombre de SDF dans la City la nuit. Mais ils s’installaient très tard, sous les porches des sièges des grandes banques d’affaires, et partaient aux premières lueurs l’aube.

    Autre remarque: j’adore cette photo. Je la trouve très belle, et elle me fait penser au film « Once »…

  • 13 elle // Nov 28, 2008 at 3:29

    Sebb
    C’est vrai que des affiches et autres incitent à ne pas donner, mais c’est pour une raison très simple, en donnant tu encourages les sdf à rester dans la rue, alors que cìest vrai il existe de nombreuses infrastructures qui prennent en charge ces derniers. Quant au métro c’est vrai qu’on n’y rencontre jamais un seul queteur d’obole, chose que je trouve moins fatiguante qu’à paris, où tu te fais souvent insulter si tu refuses de donner. J’imagines en effet la réaction dans le mètro londonien lors de cette…apparition. J’adore te lire, je vis en italie mais une partie de ma famille vit a Londres (nothing hill) see you

  • 14 ingrid // Nov 28, 2008 at 7:08

    « certains souffrent de pathologies mentales »

    à force de vivre dans la rue les gens perdent la boule, certains l’avaient déjà perdue avant, maggie a fait fermer nombre d’hôpitaux psychiatriques, beaucoup de malades se sont retourvés à errer dans les rues

  • 15 ingrid // Nov 28, 2008 at 7:13

    « en donnant tu encourages les sdf à rester dans la rue, »

    vous êtes de ceux qui croient que les SDF sont des paresseux?!
    A Londres la précarité est aussi énorme que dans tout le reste du pays
    Thatcher une championne du néolibéralisme, copine et protectrice de Pinochet , a ruiné le pays, elle en a fait un tiers-monde, où les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent. Blair n’a fait que poursuivre sa politique en l’édulcorant avec des discours de boy-scout illuminé et démago. Les emplois soi dsiant créés ne sotn que des petits jobs précaires dont les gens peuvent, de plus, être virés du jour au lendemain!

  • 16 cedric // Nov 28, 2008 at 7:32

    meme sujet, autre angle:
    j’avais personnellement ete surpris par le faible nombre de quemandeurs a londres. il faut sans doute ici preciser le referentiel de depart, pour ma part le 18eme a paris, et kreuzberg a berlin, deux quartiers resolument populaires. je suppose que si tu arrives a londres d’un espace plus ‘protege’ alors londres peut en effet paraitre severement touchee par la pauperisation. a fortiori si l’on debarque avec quelques idees preconsues sur le plein emploi en uk (a-t-on la meme definition statistique d’actif?), les bankers, etc. tout est relatif comme disait Albert!

    ce qui m’avait surpris, au dela du faible nombre, c’est que quand mendie, il avait une reponse plutot favorable de la part du public. pas de jugement, pas de regard detourne, et de la generosite. bien loin des attitudes parisiennes auxquelles je confesse avoir donne echo. on en revient a mon premier commentaire sur les sdf qui deviennent invisibles.

    est ce que les brits ont encore en memoire les annees de recession et se projettent dans ces personnes dans le besoin qui leur font face?

  • 17 lili // Nov 28, 2008 at 8:21

    Pour faire plus clair, je réagis en 2 fois:

    1. D’accord avec toi Ingrid, je ne crois pas qu’il faille avoir peur d’encourager les gens à rester dans la rue quand on leur donne une petite pièce !! C’est pas ça qui va leur rende la vie confortable, mais peut être éventuellement les aider survivre…

    Je ne crois pas non plus qu’il faille se sentir coupable de ne pas vouloir/pouvoir voir les SDF, ou de ne pas vouloir / pouvoir donner à ceux qui font la manche, je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve que c’est pas toujours facile à vivre d’être confronté à la misère de nos semblables, à chaque fois, ça fait mal au coeur, (et en ce moment dans Paris, c’est quasi en continu…).

  • 18 lili // Nov 28, 2008 at 8:21

    2. En réaction à ce débat sur les politiques sociales en faveur des SDF à Londres et Paris, et à ce débat français sur « faut-il héberger les sans abris contre leur gré ? », je poste cet extrait d’un article du 20min, ce matin:

    « Selon Julien Damon, sociologue et chef du département questions sociales au centre d’analyse stratégique, « il y a toute légitimité à intervenir pour protéger les individus, même contre leur gré. Il ne s’agit en rien d’une position liberticide, ni d’un rétablissement d’un quelconque délit de vagabondage ». Il cite en exemple Londres, où le nombre de SDF à diminué des deux tiers en cinq ans, notamment en « dissuadant par une présence permanente les personnes qui occupent les rues et risquent de s’y dégrader ».

    Surveillance vidéo et verbalisation des SDF pour leur bien, rassurez-vous !

    Où vont ces SDF lorsqu’ils ne sont pas dans la rue ? La question se pose, (et peut être un exemple à prendre à Londres, qui sait ?). Autre question, ce chiffre est il calculé uniquement sur ceux qui sont visibles la journée, en zone 1, dans Londres, ou bien tiennent-ils compte de ceux dont certains d’entre vous parlent, qui se cachent la nuit au bords de la Tamise, ou n’apparaissent qu’à la nuit tombée….?

  • 19 admin // Nov 28, 2008 at 8:22

    @ cédric : est-ce que cette générosité dont tu parles ne vient pas du fait (encore une fois) que les brit’ sont habitués à ouvrir leur porte-monnaies + le côté inhabituel du mendiant dans le métro ?

    Quand tu es à paris et que 3 à 4 fois par jour, quelqu’un vient te solliciter en passant dans le wagon.. bah… comment dire…

  • 20 erasoft // Nov 29, 2008 at 2:56

    Juste pour une mineure correction : l’Homelessness Act 2002 n’est pas une « loi » de Londres, mais une loi du bon Parlement de Westminster, et cette loi s’applique dans tout le pays.

    Rha, que c’est vexant d’arriver après un crash serveur ! Je suis impatient de revenir sur ce blog une fois que les précédents billets seront là 🙂

  • 21 cedric // Nov 30, 2008 at 10:09

    @ admin: tout à fait d’accord avec toi… Je ne suis pas certain qu’il y ait une plus grande generosite ici qu’ailleurs. Mais devant un sollicitation moindre la reponse est plus grande.

  • 22 Justine // Déc 13, 2008 at 12:39

    bonjour,
    je suis francaise et je vis à Londres depuis fin septembre, depuis cette période je viens régulièrement sur ce site pr y trouver de bons tuyaux et aussi parce que c’est assez amusant de reconnaitre les endroits ou je suis passée en photo!
    je voulais savoir si vous saviez comment transférer de l’argent d’un compte anglais à un compte francais? je ne trouve pas de réelles infos dessus et vu que vous vivez ici depuis un moment…
    merci, à bientot!

  • 23 Thomas // Déc 18, 2008 at 11:39

    J’ai eu des expériences très etranges avec les SDF à londres.
    Le première fois que j’ai donné de l’argent à un SDF qui mandait, j’était pressé je lui est donné tous ce que j’avais dans la poche sans trop regardé, je crois que c’etait surtout de la petit feraille. Il m’a fixé dans les yeux retrouné sa main et lacher toutes les pièces dans un grand vacarme. J’ai haussé les épaules et j’ai filé.
    Un jour je marchais avec une américaine de la classe bourgeoise mais assez ouvert d’esprit qui vit là depuis 10ans, qui me dit en designant un SDF, « il ne faut pas leur donner d’argent car il s’en servent pour acheter de la drogue ». Rien trouvé a repondre, resté dans le tete pendant longtemps.
    Une troisieme fois je mangeant un sandwich dans la rue quand un gars qui semblait crever de faim me demande de l’aide. Je lui donne une livre. Il m’en demande encore une. Evidement je lui dit que c’est assez main insiste très lourdement jusqu’a me tester.
    En fait les SDF ici,me font penser à ceux qui mendient au fond des souks de marrakech, on sent chez eux une peur de la represaille et de la loi mais ca se traduit paradoxalement par une violence dans leur communication.
    Et pour londres et ses élus, ça devrait être un vrai sujet, d’ou vient cette violence si commune a ici?

  • 24 Ploan // Jan 6, 2009 at 4:33

    J’ai vécu plusieurs années dans le Yorkshire , francaise isolée dans une famille anglaise
    Je pense que tous expatriés a Londres , vous avez une vue de la Grande Bretagne trés étroite et très fausse mais probablement trés juste sur Londres. Mon expérience c’est qu’il vaut mieux être jeune, bien payé , en bonne santé et sans enfant pour un français vivre mieux en GB

  • 25 Ploan // Jan 10, 2009 at 9:29

    Cher organisateur du blog
    Ainsi donc il semble que la censure existe: j’ai travaillé comme médecin , dans un hopital du NHS, ce qui me donne , je pense une vue assez intéressante de ce qui se passe sur le plan de la santé en GB; et hop , dans mon message, ce passage est coupé et mon message devient juste banal et plein d’a priori; donc , s’il y a vraiment de votre part désir d’échange d’information, pouvez vous publier ce rectificatif: il vaut toujours mieux être riche, jeune , en bonne santé dans le monde mais , en GB un peu plus qu’ailleurs mais cela , on ne s’en aperçoit que lorsqu’on y est

  • 26 admin // Jan 10, 2009 at 12:23

    Cher Ploan, il doit y avoir un malentendu. Sachez d’une part que je modère les commentaires mais je ne les coupe jamais. Si un commentaire n’est pas acceptable (raciste, hors-sujet, injurieux…) il est tout simplement supprimé. Je ne cuisine pas vos réactions.

    Dans votre cas, êtes-vous sur que votre commentaire a été tronqué? Je vois 2 commentaires de votre part sur 2 posts différents le 6 janvier, un à 16h22 « J’ai exercé la medecine en France et en GB… » (dans « Viens voir le Docteur ») et l’autre à 16h33 « J’ai vécu plusieurs années dans le Yorkshire… » (dans « Le Londres invisible »).

    Si vous pensez avoir écrit autre chose, le commentaire a peut-être connu un bug mais il n’est jamais arrivé jusqu’au site.

    bien cordialement

    French in London

  • 27 Albert // Oct 26, 2009 at 4:36

    Ex SDF,dont je en reste toujour partie,je me sent content de voire combien de gents ce preoccupe du inutil et non de la substance,mais ce pour ça que je suis aussi hereuse ,le fait que un jour,même « toi »,sans fote et sans pechée,tu pourrais bien te trouvé sur un banc et te dire,pourquois…je le meite pas..et pourtant…
    tù verrà avec les yeux de la vie que tà veçù,tù serà dans le corp de qui tu ,une foie,même un regard…

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