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Acheter un appartement en France quand on vit à Londres : Mission Impossible ?

janvier 30th, 2016 · No Comments

acheter un appartement à Paris quand on habite à Londres

C’est une question que nombre de mes amis me posent : « Comment acheter un appartement en France quand on vit à Londres ? » En un mot : être résident fiscal britannique et décrocher un prêt immobilier en France semble bien compliqué… alors comment faire ? 

Une petite enquête menée auprès d’un courtier parisien en prêt immobilier apporte la réponse suivante : les non-résidents souhaitant faire un investissement locatif en France ont en effet un choix très limité de banques.

Selon mes infos, HSBC semble l’une des banques les plus ouvertes mais il vaut mieux être client « Premier » et avoir 10% d’apport. Autre piste me dit-on : BNP International Buyers mais cette banque serait peu compétitive. Dans tous les cas, obtenir la « garantie Crédit Logement » semble très difficile. Pas facile donc.

Avez-vous pu acheter avec un mortgage immo depuis Londres pour un bien en France ? Si oui, n’hésitez pas à nous donner des tuyaux, ca intéresse du monde!!

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Rough Trade : LE magasin de disques de Londres

janvier 14th, 2016 · 1 Comment

Qui a dit que le disque était mort ? Dans le magasin Rough Trade, cela fait 40 ans que l’on vend des vinyles et des CD, neufs ou d’occasion. 40 ans durant lesquels ce petit magasin londonien est devenu la référence de la musique indépendante punk et alternative dans le monde entier.

Car Rough Trade n’est pas qu’un petit magasin de quartier, c’est surtout, depuis les années 1970, un label de musique qui a signé de nombreux groupes rock à succès : encore récemment, The Strokes ou The Libertines. Les amateurs s’arrêteront dans la petite échoppe de Notting Hill pour humer des décennies de musique. Ici, rien ou presque n’a changé depuis l’ouverture.

Ici, indé(pendance) a du sens

Ce sont les mêmes bacs pleins à craquer, les mêmes posters, les mêmes flyers qui traînent au sol, mais surtout la même exigence musicale. À noter qu’un autre magasin beaucoup plus grand a ouvert en 2007 dans le quartier très branché de Brick Lane : 5 000 m2 avec une librairie, un café, une [Read more →]

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J’ai survécu au shopping de Noël sur Oxford Street

décembre 18th, 2015 · 14 Comments

J’avais tout préparé. Des chaussures robustes, des vêtements chauds mais pas trop lourds. Comme l’alpiniste avant une ascension dangereuse, j’avais répété inlassablement dans ma tête tous les gestes indispensables. Dans une telle situation, le mental prime. Ma liste de courses à la main, je dois terminer mon shopping de Noël et acheter deux dinosaures pour mon neveu.

Objectif shopping.

Il est encore tôt mais Oxford et Regent’s Streets ont déjà l’allure des grands jours. Entre les décorations de Noël et les panneaux des soldes se glisse un flux incessant de shoppers. La tension est palpable et le chemin devient tortueux, sacs et poussettes en embuscade.

Quand enfin, devant moi, se dresse le magasin Hamley’s. Le temple mondial du jouet. Le Graal des enfants sages. Une usine à rêves depuis plusieurs générations. Pas le temps de trainer, je suis happé par une farandole de parents. Au dessus de ma tête éclatent des bulles de savon. Sans trop savoir comment, un homme en rouge avec un bonnet de Santa m’a déjà refilé un grand cabas, je suis dans l’escalator.

Ces quelques marches mécaniques sont l’occasion pour moi de reprendre mon souffle. Au bout de l’escalier gronde une cohue infernale. A l’étage, j’évite par miracle une démonstration d’hélicoptère sans fil. La foule est dense et déjà, l’air se fait plus rare.

Apocalypse Now…

Les jouets fusent de toute part. Il règne une atmosphère de chaos, cris d’enfants mêlés aux gifles d’adultes dépassés. Étourdi, je lutte pour accéder au rayon des dinosaures quand au détour d’un étalage, je me retrouve nez à nez avec un Power Rangers Jungle Fury. J’esquive la confrontation mais d’un faux pas, je percute une montagne de boites Spiderman. Erreur fatale.

La collision est trop violente. Excédée, la figurine démo frappe le haut de mon crâne tandis qu’inconscient je me retrouve au sol, plaqué sous une tonne d’homme-araignées. Les quelques enfants aux alentours rient. Les peluches se gaussent. Il me semble être piétiné par une horde de Polly Pockets aux ordres d’un personnage StarWars

A mon réveil, je suis sur le trottoir. J’apprendrais plus tard n’avoir été sauvé que par l’intervention bienfaisante d’un Transformers. Toujours là pour servir. Sonné, je repars mon sac rempli de dinos à la main. La fanfare de l’Armée du Salut sonne le glas de ma mission. L’année prochaine, j’Argos mes courses de Noël !

[ première parution en décembre 2008 ]

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Londres gratuit: les clés de la Tour de Londres

novembre 27th, 2015 · 1 Comment

Pour les Français en quête du Londres authentique, rien de tel que la cérémonie des clés qui se déroule chaque soir depuis plus de 700 ans à  la Tour de Londres. Si l’entrée a la Tour de Londres (qui renferme notamment les bijoux de la Reine) est payante, l’accès à la cérémonie située dans cette même Tour est gratuit pour les visiteurs munis d’un ticket.

Debout devant Traitor’s Gate (la porte des traitres, d’où arrivaient les prisonniers, notamment Ann Boleyn et Sir Thomas More), vous êtes au centre de l’action : à 21h53 précises, le Chief Yeoman Warder (le Chef des Gardes de la Tour) en tunique rouge et chapeau Tudor émerge de la Byward Tower, tenant une lanterne et les clés de la tour.

En 700 ans, seul un retard

Avec son escorte militaire, il ferme les portes principales de la Tour. A leur retour, suivant la coutume, un dialogue semblant sorti d’un film des Monty Python :
- Halte, qui va là ?
- Les clés !
- Quelles clés ?
- Les clés de la Reine Elizabeth…

Le caractère solennel n’est jamais très loin de la comédie, et les Anglais eux-mêmes ne sont pas à l’abri [Read more →]

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Portrait de Londonien: Bella, working class hero de la zone 4

octobre 27th, 2015 · No Comments

C’est l’heure à laquelle Bella prend son train à South Woodford dans le nord de Londres. Une heure de transports en commun pour relier la zone 4 à Gloucester Road. Un trajet des quartiers populaires aux avenues chics avec le flot des travailleurs qui n’ont pas les moyens d’habiter dans la zone 1, le centre de la capitale.

Avec le temps, l’envolée de prix de l’immobilier londonien a poussé les plus précaires loin du centre-ville. Du haut de son mètre cinquante-cinq, Bella fait partie de la working-class britannique qui use et abuse de la possibilité de travailler presque autant qu’elle le souhaite. Seuls ses traits un peu creusés trahissent ses nuits trop courtes et ses week-ends sans repos.

Car Bella a plusieurs vies. La journée, elle travaille dans un casino. 9 to 5. L’établissement tourne à plein régime, 24h/24. Hier croupière, elle surveille aujourd’hui les tables. Ça fait 10 ans qu’elle regarde les autres dépenser leur argent dans l’espoir d’être plus riches. Un espoir qu’elle partage aussi.

Alors pour compléter son maigre salaire et payer ses factures et ses cartes de crédit, elle arrive dès 7h et fait des ménages dans le quartier. Même chose le soir avant de repartir dans sa banlieue.

A-t-elle seulement une vie? A-t-elle seulement un âge? Difficile de le savoir. Elle attend le jour de la retraite en affichant un sourire trop usé par les années. Ce jour-là, elle touchera son jackpot à elle et partira vivre au Portugal. A moins que comme les drogués du jeu, incapables de décrocher, ou peut-être plus probablement par nécessité, elle continuera à travailler…

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Portrait de Londonien : l’artiste de Street Art

octobre 20th, 2015 · No Comments

Tout comme l’écrivain devant sa feuille, C-Baz craint le mur blanc, le manque d’inspiration. Voilà pourquoi pour cette fresque, il se prépare depuis plusieurs semaines. Il sait qu’il sera vu dans cette ruelle pavée de Shoreditch et que son oeuvre, bien qu’éphémère, devra faire réagir.

Une seconde avant de commencer, il prend sa respiration, invoque discrètement les Banksy, Invader et autres Eine qui l’ont précédé. Sa bombe d’une main, de l’autre ses pochoirs, il est maintenant prêt. C-Baz fait partie de ses artistes qui utilisent la rue comme espace de création. On les appelle graffeurs, taggeurs ou encore pochoiristes. Leurs oeuvres sont parfois discrètes, parfois monumentales mais toutes habillent la ville de 1000 couleurs. Certaines rues de l’est de Londres en sont recouvertes.

En trompe-l’oeil, ils revendiquent le droit de peintre sur les murs pour interpeler le citoyen. Ici, on connaît leur nom, leur signature, rarement leur visage, pourtant, de manière plus ou moins visible, ils interrogent la place de l’art dans la société. Si C-Baz se sent si près du britannique Banksy, c’est que comme lui son projet artistique et aussi politique. Avec humour et poésie, ses fresques urbaines sont avant tout d’acerbes critiques de la société de consommation et du capitalisme impérialiste. Des détournements provocateurs qui ne sont pas du goût de tout le monde mais qui font mouche dans ce quartier bohème de la capitale.

Ça fait 10 ans que C-Baz se prête quasi-quotidiennement à cette partie de cache-cache avec la police et les services de nettoyage de Londres. Heureusement, depuis quelques années, la ville et les propriétaires ont bien compris l’intérêt de laisser vivre la rue et ses artistes.

Autrefois, ces oeuvres d’art étaient considérées comme des dégradations. Aujourd’hui, certaines sont dans des musées et les artistes sont côtés. Et comme toujours quand l’alternatif gagne en reconnaissance, le commerce n’est jamais loin. Les oeuvres de C-Baz et de ses amis font l’objet de visites guidées payantes à travers l’Est de Londres. Les photos de leurs peintures se retrouvent en vente sur les marchés de la ville.

Le business est tel que récemment, le mur d’un magasin où Banksy a peint a été purement et simplement découpé. Il devait être vendu aux enchères à Miami. Pour le puriste C-Baz, une telle dérive est scandaleuse même s’il sait au fond de lui que ce serait une reconnaissance incroyable…

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Portrait de londonien : John, la City la nuit

octobre 13th, 2015 · 1 Comment

Son truc à lui c’est de courir avant la clôture des marchés asiatiques. Un footing dans La City à 5h du matin, c’est idéal pour avoir les idées claires avant de bosser. La City la nuit, c’est un calme paisible. Glacial. Désert. Comme tous les bureaux restent allumés, la 3e place financière mondiale ressemble à une carcasse sans vie. Une bête en sommeil que seuls le personnel de ménage et quelques lève-tôt viennent chatouiller.

John court tous les matins. Du lundi au vendredi, il fait ses 6 miles entre les buildings. La journée, des milliards de dollars s’y échangent mais à 5h, il est seul ou presque. Il ne croise sur Bishopsgate qu’un livreur de journaux gratuits. Dans la gare de Liverpool Street, un SDF dort sur le banc devant le McDo où les serveurs s’activent déjà et nettoient leurs glaces. Tous ces gens se saluent d’un geste de la tête. Entre « early birds », on se reconnaît.

Il est 5h, London s’éveille

Quand John termine sa course, il est devant son immeuble de bureau. Le temps de monter au 17e étage et de prendre une douche, sa montre GPS se synchronise avec son Smartphone. « John ran 6.1 miles in 44 minutes » : c’est le message qui, dans un instant, sera automatiquement posté sur son compte Facebook. Ses amis pourront voir le résultat de sa course quotidienne ; quoi qu’à l’heure où il court, il n’y a pas plus de monde dans la rue que sur les réseaux sociaux.

Du haut de sa tour, John regarde la City se réveiller. En bas, quelques ombres se faufilent entre les enseignes des banques et des sociétés d’assurance. Bientôt, les trading-floors seront prêts à affronter une nouvelle journée de crise financière. Heureusement la hauteur lui offre encore un répit. Du 17e étage, qui pourrait dire que la crise fait encore rage ? Qui pourrait distinguer un trader d’un serveur du Starbucks ?

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Mondial de Rugby : un bon business pour le UK

septembre 18th, 2015 · No Comments

L’Angleterre attend près d’un demi-million de visiteurs étrangers pour la Coupe du monde de rugby qui débute ce soir, un coup de pouce bienvenu pour l’économie locale et notamment le secteur du tourisme qui tourne habituellement au ralenti à l’automne.

Les six semaines de tournoi devraient attirer 2,22 millions de spectateurs, bien plus que les 1,47 million de fans réunis il y a quatre ans lors de la dernière édition en Nouvelle-Zélande.  Sur ce total, 466.000 viendraient de l’étranger.

Plus de bières, plus de TV

Le tournoi représentera une solide contribution au secteur du tourisme. Les emblématiques pubs, qui souffrent depuis des années de la baisse générale de la consommation de bière, comptent également profiter de l’aubaine.

Comme à chaque grand événement sportif, les ventes de télévisions, de souvenirs divers ou encore de snacks et bières à consommer devant l’écran devraient bénéficier d’un coup de pouce.

A la différence des Jeux olympiques de 2012, concentrés à Londres, c’est aussi une grande partie du territoire qui pourra cette fois-ci profiter des retombées de l’événement. Les visiteurs feront en effet tourner hôtels, restaurants et magasins dans les onze villes hôtes, de la modeste Exeter dans le sud-ouest de l’Angleterre à Newcastle au nord-est, en passant par Cardiff, seule ville hôte située au pays de Galles.

Au total, l’événement devrait générer 2,2 milliards de livres (presque 3 milliards d’euros) pour l’économie britannique, en comptant les retombées indirectes, selon le cabinet EY.

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